IA et art, une affaire de rencontres

Dans le programme de The Future of Living
Bozar, Bruxelles, du 2 au 3 décembre 2022

Mondes Persistants<br>& Pratiques Exploratoires

L’intelligence artificielle est un concept que les scientifiques ont commencé par décrire avant d’en programmer véritablement. Dans un même temps, des auteurs de fictions se sont chargé de lui donner des formes sans contraintes aucunes. Enfin, il est des artistes numériques qui, dans le champ de l’art, se confrontent à l’intelligence artificielle, ce qui donne des œuvres génératives ou interactives. Ils sont généralement animés par l’idée de créer de la rencontre et, parfois, du dialogue dans les espaces physiques de galeries ou de centres d’art. En faisant l’expérience d’œuvres d’intelligence artificielle, le public en améliore sa connaissance intime. Au point que nos commentaires complètent ces installations performatives qui, du fait de leur relative autonomie, échappent au contrôle des artistes qui, pourtant, les ont conçues et réalisées.

ARTISTES _ Jana Bernartova, Maša Jazbec en collaboration avec Varvara & Mar, Mathieu Zurstrassen.

WORKSHOP _ Mihai Grecu.

PDOCUMENTATION _ The Future of Living.

Mondes Persistants
& Pratiques Exploratoires

Dans le cadre de du prix Art [ ] Collector
24Beaubourg, Paris, du 8 au 19 novembre 2022

Mondes Persistants<br>& Pratiques Exploratoires

Thibault Brunet collecte des points de vue, en présence comme à distance, tout en dialoguant continuellement avec l’histoire de l’image et l’art de la prise de vue. Il convoque les origines du médium photographique lorsqu’il fait l’acquisition au laser de territoires que, littéralement, il circonscrit en des durées étendues anéantissant toute idée de mouvement. On pense alors au cliché du Boulevard du Temple de Louis Daguerre où passantes et passants ont disparus durant une pose longue. Les surfaces circulaires noires de ses Territoires Circonscrits marquent les positions initiales des appareils de capture. De retour dans son atelier aux multiples interfaces, l’artiste édite enfin les points de vue des espaces tridimensionnels de ses territoires. La liberté de mouvement dont il bénéficie est totale, similaire à celle d’un oiseau en plein vol, elle rappelle les pratiques et usages de certains jeux vidéo. Le pictural est également omniprésent dans l’esthétique que Thibault Brunet développe au fil du temps, comme en filigrane. Bien qu’aucune brosse n’ait jamais effleuré les intérieurs ou objets du banal aux contours incertains qui se fondent dans l’obscurité de l’absence. Et quand il aborde cet espace si particulier qu’est la cage d’escalier, c’est avec la minutie d’un cinéaste qu’il opère, usant de la complexité comme unique ressort au suspens.

ARTISTE _ Thibault Brunet.

PDOCUMENTATION _ Art [ ] Collector, Art in the Digital Age.

Calculer la beauté

Nft Gallery A.dition, Lounge de Coloris, Walkerhill, Séoul, du 26 mai au 27 septembre 2022

Computing Beauty

Depuis toujours, les nombres et les œuvres s’accordent, si l’on considère tant l’harmonie en musique que la composition en peinture. Et force est de reconnaître que depuis l’avènement des ordinateurs, les artistes déléguant le calcul de leurs œuvres aux machines sont de plus en plus nombreux. Si bien qu’aujourd’hui la beauté se calcule aussi, jusque dans l’usage d’algorithmes d’intelligence artificielle. Et, avec Internet, les œuvres sont plus accessibles que jamais, la sphère de l’art s’étant, une fois encore, adaptée en cette ère des technologies de la décentralisation. Les œuvres de cette exposition ont toutes en commun d’avoir été calculées en partie ou en totalité, et d’être collectionnables en jetons non fongibles. En ligne, là précisément où se déploie l’esthétique de notre temps.

ARTISTES _ Matthew Biederman, Grégory Chatonsky, Catherine Ikam & Louis Fléri, Kamilia Kard, Jan Robert Leegte, Marie Lelouche, Soliman Lopez, MAOTIK, ORLAN, Antoine Schmitt, Santiago Torres, Frederik de Wilde.

LIVE PERFORMANCE _ Antoine Schmitt & Franck Vigroux, ATotal.

PLATEFORME NFT _ Art Consortium.

Art Me!

Avec Valérie Hasson-Benillouche
Galerie Charlot, Paris, du 21 avril au 30 juillet 2022

Art Me!

Mr Twodeers.

A l’origine de l’exposition Art Me !, il y a la volonté de reconsidérer aujourd’hui ce qui unit les artistes à leurs œuvres qu’ils ou elles habitent, peuplent d’individus ou ouvrent au public. L’idée, donc, comme Allan Kaprow le suggérait déjà dans les années soixante, que rien ne doit séparer l’art de la vie comme l’attestent ses Essays on the Blurring of Art and Life (1993). Quand il est encore de nos jours des artistes pour pratiquer le happening. Que ce soit en toute discrétion, dans l’espace public, comme au regard de toutes et tous sur l’Internet, ou usant autant de la magie que de l’efficience des technologies contemporaines pour incarner leurs créations. Force est de reconnaître qu’il est bien des techniques qui incitent les artistes à repenser la nature de leurs relations aux modèles qui, littéralement, “peuplent” leurs œuvres. On pense ici à celles du scanning, de la modélisation ou de la motion capture quand il ne s’agit pas d’intelligence artificielle. Les modèles ainsi représentés sont à l’exacte mesure de vrais gens. Des détails, comme on pourrait le penser, mais qui sont de nature à renforcer l’empathie d’un public se reconnaissant inévitablement dans un geste ou une posture étrangement si familière. Mais les vraies révolutions, dans l’art, se jouent aussi dans les démocratisations des pratiques artistiques au travers d’innovations grand public allant du film Kodak à l’iPhone d’Apple. Sans omettre les plateformes de partage, là précisément où les pratiques artistiques se mêlent aux pratiques amateurs, sans que l’on sache bien qui influence qui ! Combien d’artistes se fournissent, en effet, en images en les traquant par leurs noms d’indexation au royaume des émojis pour en générer des collages se poursuivant bien au-delà des cadres ? Enfin, il y les œuvres dont nous sommes les héros. Des créations dont on fait l’expérience, tant par la manipulation que dans le virtuel. En interaction, nous magnifions des objets techniques. En immersion, sans corps aucun, nous devenons la composante essentielle de l’œuvre que l’on achève. Quand nous ne sommes pas, tout simplement, l’œuvre elle-même. Comme les artistes du happening et plus largement de la performance qui, dans l’action, non seulement font acte de création, mais aussi sont création. Ce qui nous renvoie à la traduction française, plus précise encore, de l’ouvrage d’Allan Kaprow : L'art et la vie confondus.

ARTISTES _ Artistes : Aram Bartholl, Chun Hua Catherine Dong, Pierrick Sorin, Jeanne Susplugas, Penelope Umbrico, Universal Everything, Eric Vernhes, Du Zhenjun.

DOCUMENTATION _ Galerie Charlot.

Decision Making : L'instant décisif

Avec Alain Thibault, en collaboration avec Catherine Bédard
Dans le cadre de la Biennale Némo

Centre Culturel Canadien, Paris, du 10 décembre 2021 au 15 avril 2022

Decision Making

Les décisions sont issues de processus cognitifs complexes. Les envisager collectivement, quand elles engagent nos devenirs partagés les rend rien moins que cruciales. Mais voilà que, de plus en plus, nous intégrons les machines dans de tels processus au travers d’algorithmes qualifiés de décisionnels. Ce qui n’est pas sans soulever des questions que les artistes savent mettre en perspective. Car l’époque que nous vivons, un simple instant au regard de la longue histoire de notre planète, est décisive considérant les choix qui s’offrent à nous pour un développement responsable de l’intelligence artificielle. C’est donc maintenant que se jouent les droits humains quant à la gestion, par exemple, de ce qui émergera de nos données à toutes et tous. La prise en compte d’œuvres issues de processus décisionnels extirpés de l’invisible ne peut que nous projeter dans un futur immédiat qui nous appartient encore.

ARTISTES _ Adam Basanta, Naomi B Cook, Aram Bartholl, Baron Lanteigne, Véronique Béland, France Cadet, Pascal Dombis, Jean Dubois, Marie-Eve Levasseur, Rafael Lozano-Hemmer, Sabrina Ratté, David Spriggs, Maija Tammi, Varvara & Mar.

PERFORMANCE _ Matthew Biederman & Alain Thibault.

DOCUMENTATION _ Centre Culturel Canadien, Art in the Digital Age, YouTube.

Métastabilité & Pantopie

Dans le cadre de la Biennale NOVA_XX
Centre Wallonie-Bruxelles, Paris, du 8 décembre 2021 au 12 février 2022

Métastabilité & Pantopie

Appel à projet. Artistes femmes. Québec, France, Wallonie-Bruxelles.

COMMISSAIRES _ Marie du Chastel, Dominique Moulon et Alain Thibaut en collaboration avec Sara Anedda, Evelyne Deret et Stéphanie Pécourt.

ARTISTES _ Marion Balac, Véronique Béland, Rocio Berenguer, Cindy Coutant, Eduardo Andres Crespo, Marjolijn Dijkman, Anouk Kruithof, Eva L’hoest, Caroline Le Méhauté, Sylvie Lehmers, Katherine Melançon, Anna Raimondo, Sabrina Ratté, Molly Soda, Victoire Thierrée, Noriko Yamaguchi.

DOCUMENTATION _ Centre Wallonie-Bruxelles.

Télescope intérieur

Avec la galerie Charlot dans le cadre de la Biennale Némo
Plateforne, Paris, du 24 au 28 novembre 2021

Télescope intérieur

Pendant des années, l’artiste Eduardo Kac a préparé le protocole de réalisation, accompli par le spationaute Thomas Pesquet, de son œuvre spatiale Télescope intérieur. Avec méthode, il a anticipé tous les découpages et pliages qui allaient enfin s’exécuter le 18 février 2017 à environ 350 km d’altitude, en impesanteur. C’est donc à bord de l’un des objets techniques parmi les plus complexes que l’humanité ait produite, la Station spatiale internationale, que le télescope de papier exécute sa chorégraphie. Au point de nous faire oublier l’extrême vitesse de déplacement de l’ISS, pas moins de 28 000 km/h. Tout semble opposer l’œuvre de son écrin dont pourtant elle dépend si intimement. Sa fragilité même comparée à la robustesse des vitres du dôme au travers duquel on devine la Terre qui à son tour nous apparaît si fragile. Le « M » de cette poésie sculpturale sans gravité aucune que traverse l’idée d’un instrument de vision est celui d’un moi collectif car c’est vers nous qu’il est pointé. Les esquisses de l’avant, cette performance d’un instant et les créations qui en découlent, toutes, portent tant sur nos désirs d’évasion que notre devoir d’introspection.

ARTISTE _ Eduardo Kac.

PERFORMANCE _ Frédéric Deslias, #Exoterritoires.

LIVRE _ Télescope intérieur, éditions de l'Observatoire de l'Espace du CNES.

DOCUMENTATION _ Biennale Némo.

Dialogues autour de l’obsession

Dans le cadre de la Biennale Némo
Avant Galerie Vossen, Paris, du 23 septembre au 31 octobre 2021

Human Learning

Les petites obsessions qui nous agitent souvent se terrent dans l’invisible quand l’art, parfois, les magnifie. Car l’obsession, chez le commun des mortels et selon les psychanalystes, est source de souffrances que l’on ne s’explique pas toujours. Alors que chez les artistes qui savent ô combien l’exprimer, elle est centrale à bien des esthétiques. L’approche sérielle d’un sujet, quel qu’il soit, permet d’en éprouver les limites. Et que dire du monochrome en peinture qui renvoie à une quête des plus obsessionnelles, celle du sublime. Avec la machine dont nous apprécions tout particulièrement la capacité à répéter inlassablement des tâches, l’obsession serait davantage la norme. Pour exemple, les intelligences artificielles qui ne reconnaissent avec brio que ce que nous leur avons appris à reconnaître, au point même de se fourvoyer dans leurs quêtes tout aussi obsessionnelles. Enfin, il y a les algorithmes des médias sociaux qui ne nous donnent à voir que ce qu’ils considèrent que nous attendons au risque de transformer nos sujets de recherche en autant de petites obsessions. L’exposition Dialogues autour de l’obsession croise les regards de quatre artistes de différentes générations avec des séries d’œuvres aux divers supports ou médias mais convoquant toutes la frénésie.

ARTISTES _ Geneviève Asse, Caroline Delieutraz, Grégory Chatonsky et Sam Szafran.

DOCUMENTATION _ Biennale Némo.

Human Learning :
Ce que les machines nous apprennent

Avec Alain Thibault, en collaboration avec Catherine Bédard
Dans le cadre de la Biennale Némo

Centre Culturel Canadien, Paris, du 5 février au 28 août 2020

Human Learning

Nous avons tout appris aux machines et continuons à les alimenter afin qu’elles poursuivent dans ce “désir” d’autonomie que l’on veut bien leur octroyer. Aussi ne serait-il pas temps de considérer ce que l’on peut, à notre tour, apprendre à leur contact, en observant leurs spécificités ou qualités ? Or, s’il est une communauté qui observe le monde pour nous en donner des interprétations quant à ses transformations, c’est bien celle des artistes. Human Learning. Ce que les machines nous apprennent est une exposition qui documente le monde au travers des technologies qui le façonnent. Les œuvres réunies offrent une grande diversité d’écritures : des dispositifs interactifs induisant que l’on en appréhende les jouabilités, des installations génératives dont les processus sont totalement autonomes ou encore des créations traitant du sujet digital au travers de formes qui le sont tout autant.

ARTISTES _ Matthew Biederman, Emilie Brout & Maxime Marion, Grégory Chatonsky, Douglas Coupland, Chun Hua Catherine Dong, Emilie Gervais, Sabrina Ratté, David Rokeby, Justine Emard, Olivier Ratsi, Louis-Philippe Rondeau, Samuel St-Aubin, Skawennati, Xavier Snelgrove & Mattie Tesfaldet.

PERFORMANCE _ Purform.

DOCUMENTATION _ Centre Culturel Canadien, Art in the Digital Age, YouTube.

Laurent Pernot

En collaboration avec Tribew et dans le cadre de l'exposition Ode à Gaïa du Salon Turbulences
24 Beaubourg, Paris, du 27 au 29 février 2020

Laurent Pernot

La fragilité est une des composantes essentielles de l’œuvre que Laurent Pernot poursuit. Une fragilité qui, bien au-delà des croyances, met l’objet, l’être et le monde sur un pied d’égalité dans leur relation à l’éphémère et quelles que soient les temporalités qu’il neutralise. Et ce, qu’il s’agisse de clefs n’ouvrant plus aucune porte ou de montres ne donnant plus l’heure, de fleurs qui jamais ne faneront ou d’animaux qui ne peuvent plus disparaître. L’artiste allant jusqu’à envisager la négation de sa propre fin en se représentant lui-même gelé dans sa contemplation d’un tableau d’hiver. La contemplation est elle aussi une composante essentielle de son travail. Mais l’aspect poétique de l’œuvre de Laurent Pernot ne doit en aucun cas masquer l’approche philosophique de cet artiste. Il nous incite à reconsidérer tant la vanité de nos existences que celle de nos actions que, pourtant, nous nous devons d’améliorer au regard d’un monde qui toutes et tous nous effraie au point que l’imaginaire soit un parfait refuge.

ARTISTE _ Laurent Pernot.

Ruines particulaires

Avec Arnaud Lévénès et dans le cadre de la Biennale Némo
La Capsule, Le Bourget, du 23 janvier au 24 avril 2020

Ruines particulaires

Les images de l’exposition Ruines particulaires de Thibault Brunet semblent documenter autant de sculptures inachevées. De blocs, dont nous devinons l’immatérialité numérique, s’extraient les détails qui ont attiré les regards de professionnels ou amateurs équipés de caméras embarquées sur leurs casques ou en harnais. Sans omettre les drones qui, depuis le lointain, sans cesse documentent les conflits. Le niveau de détail des ruines de Thibault Brunet émerge de la fusion de multiples regards ou points de vues. Car il travaille avec de grandes quantités de données photographiques qu’il interprète dans des espaces tridimensionnels contenant des monuments ou bâtiments partiellement détruits par la guerre. Ses vues sont dépeuplées comme le sont ordinairement les ruines de l’après. Celles-là même qui appellent à la reconstruction.

ARTISTE _ Thibault Brunet.

DOCUMENTATION _ Biennale Némo.

Autonomie Zéro

Avec Gilles Alvarez et dans le cadre de la Biennale Némo
Cité Internationale des Arts, Paris, du 22 novembre au 1er décembre 2019

When Code Becomes Form

Il est de multiples manières d’envisager l’absence ou la perte d’autonomie, tant chez l’humain que chez la machine. Et c’est sans doute dans la relation que nous entretenons aux technologies que cette carence s’avère être une question sociétale essentielle. Nous avons, au fil du temps, délégué nos connaissances et intelligences aux centres de données et applications. Jusqu’à nos souvenirs les plus intimes dont on ne saurait dire avec précision où ils sont localisés. Aussi nous perdons tous nos moyens à l’idée même qu’une batterie soit faible ou qu’un service, ne serait-ce que temporairement, soit inaccessible. Qui n’a pas vécu cette absence passagère sans se sentir profondément démuni, comme victime d’une injustice ? Alors que même nos déplacements dans l’espace sont assujettis aux calculs de dispositifs dont on veut continuer d’ignorer l’extrême complexité. Notre autonomie se réduit à mesure que nous déléguons aux appareils dont nous savons pourtant l’extrême versatilité. L’exposition Autonomie Zéro vise à remettre de l’humain dans la machine comme à révéler l’importance des décisions ou intuitions qui sont nôtres et le resteront vraisemblablement encore pour longtemps. Les algorithmes, nous dit-on, sont susceptibles d’apprendre par eux-mêmes si tant est qu’on les stimule. C’est cette stimulation essentielle que l’on veut examiner ici au travers d’œuvres qui émergent des relations entre les savoirs du penser comme du faire. Quand les artistes sont au plus près des dispositifs techniques qu’ils mettent en œuvre pour faire acte de création ensemble. La dédramatisation de l’absence ou perte d’autonomie nous permet d’envisager l’interdépendance telle la valeur première d’un art d’aujourd’hui en cette ère du tout numérique.

ARTISTES _ Donatien Aubert, Marion Balac & Carlos Carbonell, Adam Basanta, Rocio Berenguer, Emilie Brout & Maxime Marion, Christophe Bruno, Quentin Destieu, Benjamin Gaulon & Jérôme Saint-Clair, Elisa Giardina Papa, Varvara Guljajeva & Mar Canet, So Kanno & Takahiro Yamaguchi, Esmeralda Kosmatopoulos, Fabian Kühfuß, Pe Lang, Claire Malrieux, Egor Kraft, Julien Prévieux, Bérénice Serra avec Marion Balac, Raphaël Fabre, Mathieu Tremplin, Arzhel Prioul et Julien Toulze.

DOCUMENTATION _ Biennale Némo.

Du code à l’œuvre

Plateforme et En cours, Paris, du 15 au 31 mars 2019

When Code Becomes Form

En mars 1969, le curateur Harald Szeemann inaugurait son exposition intitulée When Attitudes Become Form à la Kunsthalle de Berne. Les gestes ou concepts primant sur les œuvres elles-mêmes, les artistes présentés y assumaient alors l’inachèvement. Au fil du temps, l’événement est devenu l’un des principaux marqueurs historiques de l’art contemporain. Mais cinquante années plus tard, qu’est-ce qui serait de nature à faire forme dans notre société que des artistes n’ont de cesse de documenter ou d’interroger si ce n’est le digital, ou plus précisément, le code dont il est la source ? Car il est à la fois outil et matériau, sachant qu’il n’est point de médium artistique à ne pas avoir été contaminé par des algorithmes semblables à ceux qui constamment interviennent dans nos vies, sans même que l’on s’en aperçoive. Parmi les artistes qui en usent, certains codent alors que d’autres s’entourent d’experts en langages ayant révolutionné toutes les pratiques et tous les usages. Nombre de leurs œuvres s’inscrivent en des processus ignorant l’idée même de finitude. Ce qui donne à de telles créations génératives un caractère d’inachèvement résolument assumé à l’instant t. Il est même des artistes qui donnent à voir les fragments de codes qui, d’ordinaire, nous sont cachés. Mais toutes et tous ont en en commun de pratiquer une forme de lâcher-prise lorsque leur machine s’exécute. Et c’est ainsi qu’ils deviennent les premiers spectateurs d’œuvres collaboratives par définition. La valeur – au sens mathématique du terme – ayant remplacé celle de la teinte en peinture leur autorise tout autant d’infinies variations.

ARTISTES _ Tatsuru Arai, Fleuryfontaine, Ianis Lallemand, Anne-Sarah Le Meur, Soliman Lopez, Claire Malrieux.

DOCUMENTATION _ Plateforme Paris.

Prophet's Time

Dans le cadre de la Biennale Némo
Galerie Julio Gonzalez, Arcueil, du 10 novembre au 23 décembre 2017

Prophet's Time

Les nouveaux prophètes, aujourd’hui, ne sont que les interprètes de paroles computationnelles. Aussi, c’est avec la précision des machines qu’ils nous annoncent des mondes meilleurs depuis la Silicon Valley. De son côté, Jean-Benoit Lallemant nous donne des lectures, relativement factuelles, du monde en ce début de XXIe siècle qu’André Malraux, déjà, envisageait mystique. Usant inévitablement des technologies de son temps, Jean-Benoit Lallemant les additionne aux matériaux traditionnels de l’histoire d’un art intégrant les découvertes comme les innovations pour en faire parfois la critique. Au point culminant d’un affrontement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, il en évoque les dirigeants tout en initiant de possibles réflexions que les spectatrices et spectateurs de son exposition s’approprieront. Le territoire est une des problématiques centrales de son œuvre qui se déroule au gré des évolutions sociétales dont les médias en réseau font écho. Mais il nous apparaît à la connaissance en profondeur des pièces qui jalonnent le travail de Jean-Benoit Lallemant qu’il est aussi question de la relation du visible à l’invisible. Quand le contrôle doit faire face à la fuite et quand les initiatives se retournent d’elles-mêmes contre celles ou ceux qui les ont mises en place. Son travail plastique aux composants qui s’entremêlent inextricablement nous révèle la complexité du monde. Les données qu’il extrait de serveurs, en se les appropriant, nous permettent de le visualiser autrement et selon des points de vue résolument contemporains.

ARTISTE _ Jean-Benoit Lallemant.

DOCUMENTATION _ Biennale Némo.

L’origine du monde (numérique)

Avec Gilles Alvarez et dans le cadre de la Biennale Némo
Cité Internationale des Arts, Paris, du 15 au 25 novembre 2017

Chronos 10

Nicolas Schöffer, Chronos 10 , 1969.

L’Origine du Monde (numérique) réactive trois temps forts de la fin des années soixante où l’on repère une intense activité à la croisée des arts et des technologies. A commencer par les 9 Evenings: Theatre and Engineering qui se déroulent à New York en 1966. Car elles sont aussi à l’origine du groupe Experiments in Art and Technology que fondent officiellement les ingénieurs Billy Klüver et Fred Waldhauer avec les artistes Robert Rauschenberg et Robert Whitman en 1967. Sur la côte Ouest des Etats-Unis et toujours en 1966, c’est au Los Angeles County Museum of Art que Maurice Tuchman initie l’Art and Technology Program visant à mettre en relation des artistes comme Andy Warhol avec des marques américaines. Enfin, c’est en 1968 que la curatrice Jasia Reichardt organise l’exposition Cybernetic Serendipity à l’ICA de Londres.

ARTISTES _ ScanLAB, Nicolas Schöffer.

DOCUMENTATION _ Biennale Némo.

Variation

Dans le cadre de la Biennale Némo
Cité Internationale des Arts, Paris, du 15 au 25 novembre 2017

Variation Artjaws Media Art Fair

Variation est un salon d’art contemporain digital.

ARTISTES _ Hélène Bellenger, Martin Bricelj Baraga, Thibault Brunet, Yuxi Cao (James), Charles Carmignac, Félicie d’Estienne d’Orves, Gregory Chatonsky, Pascal Dombis, Thierry Fournier, Virgile Fraisse, Benjamin Gaulon, Pascal Haudressy, Eduardo Kac, Esmeralda Kosmatopoulos, LAb[au], Jean-Benoit Lallemant, Pe Lang, Fabien Léaustic, Marie Lelouche, Soliman Lopez, Xavier Lucchesi, Mathieu Merlet Briand, Jonathan Monaghan, Philippe Perrin, Bertrand Planes, Lucie Planty, Sabrina Ratté, Po Sim Sambath, Stéphane Simon, Dominique Sirois, Jeanne Susplugas, Javiera Tejerina-Risso, Myriam Thyes, Lukas Truniger, Miyo Van Stenis, Mégane Voghell.

DOCUMENTATION _ Biennale Némo.

Variation

Cité Internationale des Arts, Paris, du 17 au 23 octobre 2016

Variation Media Art Fair

Variation est un salon d’art contemporain digital.

ARTISTES _ Jeremy Bailey, Marion Balac, Laurent Bolognini, Jeanne Briand, Thibault Brunet, Elias Crespin, Magali Daniaux & Cédric Pigot, Fred Delangle, Caroline Delieutraz, Alix Desaubliaux, Judith Deschamps, Côme Di Meglio, Renaud Auguste-Dormeuil, Félicie d’Estienne d’Orves, Thierry Fournier, Klaus Fruchtnis, Masaki Fujihata, Shaun Gladwell, Joe Hamilton, Pascal Haudressy, Jean Hubert, Tomek Jarolim, Carine Klonowski, Fabien Léaustic, Joanie Lemercier, Eliott Paquet, Michel Paysant, Bertrand Planes, Dani Ploeger, Ratsi, François Ronsiaux, Lisa Sartorio, Fito Segrera, Sliders Lab, Pierrick Sorin, Jeanne Susplugas, Systaime, Flavien Théry, Ali Tnani, Yann Toma, Santiago Torres, Raul Valverde, Visual System.

A Day's Pleasure

Avec Carlos Sanchez et dans le cadre de Nuit Blanche
Ecole Renard, Paris, le 1er octobre 2016

A Day's Pleasure

Dans une relative obscurité, il y a cette chaise et elle est seule. Car c’est elle, cette fois-ci, qui a eu raison de celui qui en envisageait l’usage. Chaplin, en d’autres temps, s’en serait débarrassé en la passant par dessus bord à l’occasion du film A Day’s Pleasure. Mais qui ne s’est jamais acharné contre une chaise longue pliante dont on ne saisira jamais véritablement le confort d’utilisation ? L’artiste français Jérémy Gobé, en collaboration avec Christian Laroche, a donc décidé d’en accepter les caprices en la libérant enfin de ses possibles utilisatrices ou utilisateurs obstinés. Enfin seule, elle performe sous la lumière qui la magnifie. Quand le silence n’est rompu que par les sons inhérents à ses mouvements de balancier. Sans humain aucun, elle a perdu sa valeur d’usage au moment précisément où elle a fait œuvre de son autonomie. Libérée des poids qui la contraignaient, elle semble même échapper à toute forme de gravité. L’extrême souplesse de ses ondulations répondant aux contrepoids machiniques qui l’animent. Quand elle n‘est plus que légèreté et souplesse. Et que le tissu de ses voiles claque au vent de ses déplacements qui nous apparaissent totalement imprévisibles. Sa non prédictibilité constituant la qualité essentielle que jamais elle n’aura perdu. Ce qui, le temps d’une scène, exaspéra au plus haut point le personnage de Chaplin, aujourd’hui fait donc œuvre. Les temps modernes étant aussi ceux de la libération des objets qui, sans cesse, s’autonomisent davantage.

ARTISTE _ Jeremy Gobé.

Société de services

Plateforme, Paris, du 1er au 24 avril 2016

Compagny Services

Certains services, à l’ère de leur croissance exponentielle, participent activement à façonner cette société devenue nôtre. S’approchant « d’un coût marginal zéro », ils sont au centre de ce que l’essayiste américain Jeremy Rifkin nomme la Troisième Révolution industrielle. Quand il n’est plus une semaine sans que l’un d’entre eux fasse l’actualité sociale et politique ici ou ailleurs. Or le monde de l’art n’est pas étranger à cette croissance des services puisqu’il est des artistes pour s’en inspirer en proposant des objets aux allures de produits. L’Internet, inévitablement, regorge d’offres que ces mêmes artistes détournent ou utilisent comme on utilisait autrefois des outils ou techniques. A ceci près qu’ils en font aussi la critique. A la croisée des services que l’on nous offre ou plutôt que l’on nous impose et sans omettre ceux de l’obscur - comprenons du dark web - se cristallisent donc des pratiques artistiques qui ne sont pas sans évoquer celles, plus pop, des années soixante car documentant déjà la société en lui empruntant ses codes ou langages. Mais le monde a changé, ô combien ces dernières décennies, et les œuvres d’aujourd’hui sont à la mesure des bouleversements sociétaux que l’Internet n’a fait qu’initier en les rendant possibles. Il y a, chez l’essentiel de ces mêmes artistes, un désir commun de capturer ce qui s’inscrit d’ordinaire dans les flux. Ce faisant, ils nous donnent l’occasion d’en contempler les résonances, au-delà des écosystèmes des data pour les “penser” ailleurs et autrement.

ARTISTES _ Émilie Brout & Maxime Marion, Caroline Delieutraz, Pascal Dombis, Benjamin Gaulon & Martial Geoffre-Rouland, Carine Klonowski, Nicolas Maigret, Yann Toma.

DOCUMENTATION _ Plateforme Paris.

Variation Show Off

Dans le cadre de la Biennale Némo
Espace des Blancs Manteaux, Paris, du 19 au 25 octobre 2015

Variation Show Off Media Art Fair

Variation Show Off est une foire d’art contemporain digital aux allures de salon.

ARTISTES _ Donald Abad, Memo Akten, Art Orienté Objet, Jean-Pierre Attal, Cécile Babiole, Marion Balac, Maurice Benayoun, Samuel Bianchini, Matthew Biederman, Julien Borel, François Brument, Christophe Bruno, Edmond Couchot, Luc Courchesne, Michaël Cros, Enora Denis, Quentin Destieu & Sylvain Huguet, Come di Meglio & Eliott Paquet, Pascal Dombis, Jas Domicz, Reynald Drouhin, fleuryfontaine, Lia Giraud, Shaun Gladwell, Juliette Goiffon & Charles Beauté, Claudia Hart, Pascal Haudressy, Catherine Ikam & Louis Fléri, Eduardo Kac, Jean-Benoit Lallemant, HeeWon Lee, Joanie Lemercier, Julio Le Parc, Selma Lepart, Juan Le Parc, Julien Levesque, LIA, Christophe Luxereau, Laurent Mareschal, Audrey Martin & Thomas Rochon, Mazaccio & Drowilal, Albertine Meunier, Barnabé Moinard, ORLAN, Alejandro Otero, Rolando Pena, Pascale Peyret, Bertrand Planes, Dani Ploeger, Olivier Ratsi, Théoriz Studio & Pia MYrvoLD, Patrick Tresset, Francois Vogel, Du Zhenjun.

DOCUMENTATION _ Biennale Némo.

Art et numérique en résonance :
Conséquences

Dans le cadre de la Biennale Némo
Maison Populaire, Montreuil, du 7 octobre au 12 décembre 2015

Consequences

L’histoire de l’art est indissociable de celle des sciences qui sont à l’origine des innovations dont nous nous saisissons. Il est des œuvres qui ont émergé de la démocratisation du numérique alors que d’autres résultent de son usage, en laboratoire de recherche, des technologies bio ou nano qui lui sont conséquentes. La plupart des créations investissant le vivant ou l’infiniment petit sont issues de procédés numériques bien qu’elles soient présentables sans électronique aucune, sans même une alimentation électrique. C’est aussi le cas des objets ou sculptures de prototypage rapide qui renouvellent des pratiques artistiques en devenant accessibles à tous.

ARTISTES _ Renaud Auguste-Dormeuil, Aram Bartholl, Valérie Belin, Laurent Bolognini, Thibault Brunet, Jean-Benoit Lallemant, Bertrand Planes, Rafaël Rozendaal, Clement Valla.

DOCUMENTATION _ Catalogue.

Art et numérique en résonance :
Réémergence

Maison Populaire, Montreuil, du 5 mai au 5 juillet 2015

Re-Emergence

L’émergence d’un médium, en art, induit de nouvelles tendances. Elle est aussi à l’origine de la réactivation, autrement, de pratiques historiques. Le traitement du nu, en peinture, s’est réactualisé au fil de l’arrivée du photographique et du vidéographique, jusqu’à l’ère où les images se calculent. Les mouvements, hier magnifiés, se contrôlent dorénavant numériquement. Et que dire du paysage, quand ce sont des machines qui sillonnent le monde pour en capturer les moindres recoins. Aux artistes contemporains de s’approprier les outils et contenus numériques pour que résonnent, dans leurs œuvres, des problématiques intemporelles.

ARTISTES _ Cory Arcangel, Elias Crespin, Caroline Delieutraz, Pascal Dombis, Benjamin Gaulon, Pascal Haudressy, ORLAN, Jacques Perconte, Flavien Théry.

DOCUMENTATION _ Catalogue.

Art et numérique en résonance :
Convergence

Maison Populaire, Montreuil, du 13 janvier au 4 avril 2015

Convergence

L’art et le numérique se confondent pour “raisonner” ensemble. Aujourd’hui, nombreuses sont les œuvres initiées grâce à un moteur de recherche ou un appareil mobile. Les pratiques artistiques et usages amateurs, en réseau, s’entremêlent. Pour faire œuvre, des artistes détournent les médias sociaux que tous nous nous approprions. Car les cultures du numérique sont aujourd’hui très largement partagées.

À la convergence de l’art et du numérique, il y a cette relation que nous entretenons à l’autre ou au monde. En réseau, nous sommes ici et là-bas à la fois, échangeant possiblement avec tous, autour d’une communauté toujours plus globale. Le numérique a investi toutes les sphères privées, publiques ou professionnelles de nos sociétés. Modifiant profondément nos rapports à l’autre. Il est alors des artistes qui représentent le monde tel qu’il est ou tel que nous le fantasmons alors que d’autres nous le révèlent autrement pour en faire la critique. Mais tous sont affectés, dans leur traitement artistique.

ARTISTES _ Samuel Bianchini, Marie-Julie Bourgeois, Émilie Brout & Maxime Marion, Petra Cortright, Olia Lialina, Christa Sommerer & Laurent Mignonneau, Samuel St-Aubin, Gwenola Wagon & Stéphane Degoutin, Du Zhenjun.

DOCUMENTATION _ Catalogue.

Show Off Variation

Espace des Blancs Manteaux, Paris, du 20 au 26 octobre 2014

Show Off Variation Media Art Fair

Show Off Variation est une foire d’art contemporain digital aux allures de salon.

ARTISTES _ Yacine Ait Kaci, Memo Akten, Kohira Atsunobu, Pascal Bauer, Cécile Beau & Nicolas Montgermont, B. Bellabas, Maurice Benayoun, Laurent Bolognini, Marie-julie Bourgeois, Emilie Brout & Maxime Marion, François Brument & Sonia Laugier, France Cadet, Elisabeth Caravella, Caroline Delieutraz, Reynald Drouhin, Benjamin Gaulon, Mihai Grecu, Lyes Hammadouche, HeHe, Guillaume Herbaut, Norbert Hillaire, Catherine Ikam & Louis Fleri, Olga Kisseleva, Ianis Lallemand, Anne-Sarah Le Meur, NBIA (No Budget Internet Art), Juan le Parc, Éva Magyarósi, Damien Marchal, Pia MYrvoLD, Nonotak, ORLAN, Jacques Perconte, Matt Pyke, Baptiste Rabichon, Etienne Rey, Félix Luque Sánchez, Scenocosme, Samuel St Aubin, Flavien Théry, Yann Toma, François Zajéga.

Show Off

Avec La Délégation Générale du Quebec à Paris
Espace Pierre Cardin, Paris, du 21 au 23 octobre 2013

Show Off Media Art Fair

Show Off est une foire d’art contemporain digital à la scénographie ouverte.

ARTISTES _ Yacine Ait Kaci, Hugo Arcier, Art of Failure, Cécile Babiole, Gabriel Barcia-Colombo, Maurice Benayoun, Samuel Bianchini & Sylvie Tissot, Matthew Biederman, Vincent Broquaire, Thibault Brunet, Alexandre Castonguay, Christophe Bruno & Cécile Noguès, Grégory Chatonsky, Miguel Chevalier, Luc Courchesne, Magali Daniaux & Cédric Pigot, Magali Desbazeille, Djeff, Pascal Dombis, Jean Dubois, Renaud Duval, Electronic Shadow, Vincent Fournier, Jeff Guess, David Guez, Lynn Hershman, Norbert Hillaire, Catherine Ikam & Louis Fleri, Eduardo Kac, Ulf Langheinrich, Jan Robert Leegte, Joanie Lemercier, Julien Levesque, Christophe Luxereau, Nicolas Maigret, Misha Margolis, Alexandre Maubert, Katherine Melançon, Mathieu Mercier & Sismo Designers, Naziha Mestaoui, Albertine Meunier, Robyn Moody, Pia MYrvoLD, Joseph Nechvatal, Catherine Nyeki, ORLAN, Guillaume Paris, Jacques Perconte, François Quevillon, Olaf Rauh, Vincent Rioux, François Ronsiaux, Antoine Schmitt, Marie Sester, Sliders, Christa Sommerer & Laurent Mignonneau, Edouard Sufrin, Samuel St-Aubin, Yann Toma, Trafik, Hugo Verlinde, Eric Vernhes, Jonathan Villeneuve, Gwenola Wagon & Stéphane Degoutin, Du Zhenjun.

DOCUMENTATION _ Catalogue.

Show Off

Galerie Vanessa Quang, Paris, du 17 au 21 octobre 2012

Show Off Digital Art Fair

Show Off est une foire d’art contemporain digital à la scénographie ouverte.

ARTISTES _ Burak Arikan, Samuel Bianchini, Christophe Bruno, France Cadet, Grégory Chatonsky, Miguel Chevalier, Stéphane Degoutin & Marika Dermineur, Pascal Dombis, Reynald Drouhin, Félicie d’Estienne d’Orves, Christian Globensky, David Guez, Eduardo Kac, David Letellier, Julien Levesque, Albertine Meunier, Julie Morel, Joseph Nechvatal, Stéfane Perraud, RYbN, Société Réaliste, Olivier Ratsi, Antoine Schmitt, Michael Sellam, Christa Sommerer & Laurent Mignonneau - Flavien Théry, Lydia Venieri, Du Zhenjun.

Formes latentes

Ars Longa, Paris, du 13 novembre au 10 décembre 2008

Latent Shapes

« La démocratisation des appareils photo numériques contribue à nous submerger d’images. Le problème n’étant plus de faire des photos, mais bien de les regarder », explique l’artiste programmeur Cyrille Henri. Ce dernier, lorsqu’il voyage en train de Paris à Valence ou de Paris à Orléans, s’équipe d’une caméra numérique qui prend d’innombrables photographies, à raison de trente par seconde. Puis, de retour dans son atelier, Cyrille Henri les assemble à l’aide d’un algorithme qui ne préserve qu’une ligne verticale de pixel par prise de vue. La première ligne, à gauche, représente le départ alors que la dernière, à droite, l’arrivée. La convention qui veut que l’on écrive de gauche à droite est donc respectée. Il faut entre mille et deux mille instants pour reconstituer l’image d’un trajet sous la forme de sa compression temporelle. Les tirages ainsi obtenus sont autant de voyages racontés. Ici, le train a ralenti, s’est arrêté durant le temps de quelques pixels et puis est reparti. Le ciel était bleu le 10 juin 2006 entre Paris et Compiègne. On remarque de nombreux points noirs sur “Paris Valence”, ce sont les fils électriques qui suivent les voies de chemin de fer en oscillant de haut en bas. Des reflets de l’intérieur du wagon viennent se surajouter au paysage du “Paris Orléans” où cohabitent ainsi deux points de vue opposés. De ces compressions temporelles, naît l’expression d’un étirement horizontal qui évoque la gestualité de peintres, tel Gerhard Richter, qui étire la matière picturale.

ARTISTE _ Cyrille Henry.